Du rouge partout.

Bonsoir, je noie mon chagrin dans du vin rouge.

Et toi ? Tu vas bien ?

Je ne cherche pas à te provoquer, et je n’ai aucune intention de te déranger, mais j’ai rassemblé assez de courage pour enfin te dire tout ce qui me passe par la tête. Sois attentif, c’est peut-être la dernière fois que je laisse une bouteille de vin t’écrire.

Écoute, je ne me rappelle pas de toi quand je me sens toute seule et abandonnée, non mon cher, je ne suis pas indifférente et superficielle, et je l’assume… Bon, je crois.

C’est juste que, j’ai souvent du mal à l’admettre, mais j’éprouve encore des sentiments assez forts, intenses et douloureux. Des sentiments que je ne comprends toujours pas.

Attends, je dois recommencer, oublie tout, je ne suis pas indifférente et superficielle, je suis amoureuse, et je ne l’assume point. J’ai mal, partout.

Je te vois quand j’ouvre mes yeux le matin- même avant de boire mon café et de fumer ma première clope de la journée- je t’imagine sous ma douche en train de m’explorer, je pense à toi en mangeant tes plats préférés, et surtout, j’essaye sans cesse de ne pas crier ton nom quand je me pousse à faire l’amour avec tes remplaçants.

Non, j’exagère, pardon. Je voulais dire, quand je les baise, quand je les ken tous dans un même lit sans aucun remord et regret : que du coït charnel, que du sexe animal et instinctif. Dommage.

 

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